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    "Dans les années 1970, des professeurs d'arts martiaux traditionnels comme le judo, l'aïkido, le karaté-do et le ko-budo (armes) se posèrent la question de l'efficacité de ces disciplines martiales face aux attaques courantes de la vie de tous les jours et aussi de la complémentarité de chaque art martial. En effet, sur une attaque donnée, par exemple sur une saisie de face d'un revers à une main, la défense peut être aussi efficace en utilisant une technique appropriée du judo, de l'aïkido ou du karaté.

     

    En compulsant des ouvrages anciens sur le Ju-Jitsu, en y ajoutant leur propre expérience (les passages de ceinture noire de judo chez maître Kawaishi comportant une partie self-défense) et en rapprochant les techniques de chaque discipline, ils imaginèrent une méthode rationnelle et pédagogique d'enseignement de la self-défense tout en lui gardant l'esprit chevaleresque du budo.

     

    Ils se réunirent sur les tatamis et autour d'une table et posèrent les bases d'une nouvelle discipline, plus moderne que le traditionnel ju-jitsu, mieux adaptée à l'esprit occidental et surtout plus polyvalente avec le souci d'être efficace face à toutes sortes d'agressions. Le taï-jitsu venait de naître, mais son nom de baptême était encore inconnu."

    Extrait du livre de D.DUBOIS

     

    Source : http://www.tai-jitsudo.fr/taijitsudo.html

     


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    Taijitsu Do

     

    Le Tai-Jitsu Do est un style de Taijutsu art martial d'origine japonaise. Fondée par Daniel Dubois 7e Dan (co-fondateur du Tai-Jitsu moderne en France au début des années 1970), cette discipline est affiliée auprès de la F.E.K.A.M.T (Fédération Européenne de Karaté et Arts Martiaux Traditionnels)

     

     Autres styles faisant partie de la famille du Tai-Jitsu (Français)

    Tai-Jitsu : cette discipline est affiliée auprès de la F.F.K.D.A (Fédération Française de Karaté et disciplines associées, anciennement F.F.K.A.M.A). Ce style est parfois appelé Karaté Jutsu.

     

    Nihon Tai-Jitsu : le style du Maître Roland Hernaez 9e Dan (co-fondateur du Tai-Jitsu moderne en France au début des années 1970), ce style est aussi affilié auprès de la F.F.K.D.A.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Taijitsu_Do

     


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    Taijitsu

     

     

    Le Taijitsu (ou Taï-Jitsu) peut être traduit par « Technique » (Jitsu) du « Corps » (Tai) soit l'ancienne appellation générique des méthodes de combat à main nues d'où sortit le concept de Jūjutsu (ou Ju-jitsu ou Jiu-jitsu). Il date d'une trentaine d'année en France dans sa forme moderne. Il se pratique sur un tatami, dans un dojo.

     

    On distingue plusieurs styles de Taijistu à travers le monde:

     

    • En Europe et en Afrique du Nord: le Taijitsu (Taï-Jitsu), le Nihon Taijitsu (Nihon Taï-Jitsu) et le Taijitsu Do (Taï-Jitsu Do)
    • Au Canada: le Taijitsu québécois (Tai-Jitsu), présenté plus bas
    • Au Japon: des pratiques très similaires dans l'esprit et dans le corpus technique existent

     

    Le Taijitsu, comme le Nihon Taijitsu, est membre de la FFKDA (Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées). Cette affiliation à la fédération de karaté s'est accompagnée d'une modification du corpus technique du Taï-Jitsu, l'orientant plus vers de la défense personnelle en intégrant un plus grand nombre de techniques issus du karaté.

     

    Le Taijitsu Do, affilié à la FEKAMT, entend retrouver l'esprit originelle du sport.

     

    Le Taijitsu québécois est membre fondateur du SQA (Studio Québécois d'Autodéfense).

     

     

    Technique

     

    Le Taijitsu tire son originalité des nombreuses clefs et projections qui y sont enseignées. Art martial de self-défense, le but est de permettre au pratiquant de répondre de façon efficace et proportionné à une attaque. Une séquence de défense en Taijitsu se décompose comme suit :

     

    • Esquive (hirimi ou hiraki): mise en sécurité
    • Atemi (atemi waza), dite frappe précurseur visant à déstabiliser l'adversaire
    • Technique (katame waza): Clef, projection
    • Mise à l'abandon: Atemi final ou une clé/soumission

     

     Atémis

     

    Parmi les atémis (atemi waza) possible, il en existe de deux sortes :

     

    • les atémis des membres inférieurs (pieds, genoux)
    • les atémis des supérieurs (poings, coudes, etc.)

     

    Parmi les atémis de pied, on peut citer les plus connus :

     

    • Mawashi geri ou coup de pied circulaire
    • Mae geri ou coup de pied de face
    • Ura mawashi geri ou coup de pied circulaire inversé
    • Mikatsuki geri ou coup de pied en croissant de lune
    • Yoko geri ou coup de pied de côté
    • Yoko geri Kekomi ou coup de pied de côté pénétrant

     

     Clés

     

    Les clés (katame waza) sont des mouvements de torsion des articulations visant à disjoindre les muscles et les tendons ou à briser un os. Dans la pratiques de tous les arts martiaux, ce mouvement est contrôlé et le pratiquant qui subit la technique de clé frappe trois fois dès lors qu'il ressent une douleur trop forte.

     

     Projections

     

    Les projections et sutemis (sacrifice du corps) sont issus du Judo et du Jūjutsu (écrit également par les occidentaux Jiu-Jitsu ou encore Ju-Jitsu).

     

    Le pratiquant doit travailler non seulement la projection en elle même, mais aussi les techniques de "brise chute" (ukemi waza) pour éviter de se blesser lorsqu'il en subira une.

     

     Katas

     

    Littéralement, le mot « kata » signifie « forme », « moule ». Le sens commun le définit comme un « combat imaginaire », dans le sens où le pratiquant qui l’effectue réalise des techniques de défense contre un ou plusieurs adversaires. Pourtant, il est nécessaire d’aller un petit peu plus loin pour comprendre l’intérêt d’une pratique corporelle spécifiquement asiatique (car on ne retrouve pas trace de ce type d’exercice dans les sports de combat occidentaux).

     

    On retrouve la pratique du kata dans tous les « do » japonais ; c’est-à-dire tous les arts traditionnels constitués en « voie » (sous-entendu « voie » de développement personnel et de recherche spirituelle basé sur la maîtrise d’une technique artistique). Quelques exemples de « do » : le karate-do = voie de la main vide ; le ju-do = voie de la souplesse ; l’aïki-do = voie de l’union des énergies ; le ka-do = voie des arrangements floraux ; le sa-do = cérémonie du thé ; le sho-do = calligraphie etc.

     

    Le kata devient ainsi une pratique corporelle dont le but est de réaliser une forme parfaite, en synchronisant, en harmonisant le corps et l’esprit. La finalité c’est donc la recherche de la perfection formelle… qui passe nécessairement par une maîtrise de la pensée. Selon les disciplines, le kata peut avoir été inventé soit par le maître fondateur (Jigorō Kanō pour le Judo), soit par plusieurs maîtres soucieux de réaliser une synthèse technique, comme c’est le cas du Karaté. L’interprétation des katas diffère d’une école à l’autre. A partir de ses recherches, Me Tokitsu les catégorise en 3 types : - les katas de renforcement : leur but est de développer la musculature du pratiquant ; - les katas respiratoires : leur but est d’effectuer un travail spécifique sur la respiration afin de développer le « ki » ; - les katas de défense : leur but est de synthétiser l’ensemble des techniques d’une école afin de les appliquer dans des situations de combat.

     

    Les différents katas du Taï-Jitsu ont entièrement été inventés par les fondateurs à la fin des années 70, dans le but de favoriser l’entrée de la discipline dans une fédération reconnue (pour exercer le métier d’enseignant de Taï-Jitsu en toute légalité par exemple). Ils ne sont donc pas le produit d’une longue tradition historique et ne peuvent pas être considérés comme des répertoires techniques aussi fondamentaux que certains katas traditionnels.

     

    En revanche, ils constituent des exercices d’assimilation de techniques fréquemment utilisés en Taï-Jitsu, mais aussi une contrainte physique que l’on s’impose à soi-même et qui structure la progression. Sans être fondamentaux, ils permettent de jalonner les étapes de la progression d’un pratiquant.

     

    En Taï-Jitsu, il y a six katas, qui sont:

     

    • Taijitsu Kata Shodan
    • Taijitsu Kata Nidan
    • Taijitsu Kata Sandan
    • Taijitsu Kata Yodan (par deux)
    • Taijitsu Kata Godan
    • Taijitsu no Kata Sandan (par deux)

     

     Randori

     

    Le randori est une forme d'expression plus libre en Taijitsu, il se pratique sous une forme codifiée tant par les attaques (saisies, atemis, bâton, couteau, etc.) que par le jeu des partenaires Uke/Tori. Le randori étant chronométré (1 minute 15 par exemple) sur un temps donné, cette forme de travail doit être rapide et explosive, ce qui permet d'une part un certain réalisme car vitesse optimale, ainsi que de vérifier si les techniques sont effectivement réalisables en combat réel. Lors d'un randori les techniques découlent d'une logique selon le positionnement, l'environnement, l'attaque, le timing, le gabarit du partenaire, l'état d'esprit du moment etc... à la longue cet exercice vise un détachement total entre l'esprit et le corps dit Mushin.

     

    Le randori peut aussi se faire "en cercle", cercle dans lequel le Uke est au centre et réagit aux attaques successives de ses partenaires, un par un, armés ou non. Puis, par ordre de grade, chacun des partenaires passe au centre.

     

    Le randori est à distinguer des "techniques traditionnelles", qui exigent un plus gros effort technique et sont donc forcement moins rapides. Les défenses sont le plus souvent "go no sen" défense sur initiative, que "sen no sen" initiative sur initiative.

     

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Taijitsu


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