•  

    Shinto, religion des dieux ou voie des Kamis

     

    Le Japon fut influencé par différentes pensées religieuses ou philosophiques, tels le Shinto, le Bouddhisme, le Confucianisme (et plus tard le Zen). L'histoire de ce pays révèle que les différents courants de pensées ont pu facilement être acceptés, si bien que vers la fin du 6ème siècle, les trois courants cohabitaient pacifiquement. Il apparut même le Ryo-Bu-Shint Ô, une religion Shint Ô-Bouddhiste qui dura mille ans avant de se re-diviser.

     

    Autres textes  Le Shinto peut être considéré comme un mélange de croyances spirituelles et de cultes chamanistes. Le Kami, pouvoir sacré, est présent dans l'animé comme dans l'inanimé. Il peut résider chez des grands êtres, ou des ancêtres, aussi bien que dans des lieux, dits sacrés, des montagnes, roches ou arbres. Les Kamis sont partout, chaque lieu, ou chose, d'une grande beauté est dit investi d'un pouvoir sacré et possède donc son kami. Il y eut une tempête qui sauva le Japon d'une flotte mongole, tout entière et prête à l'investir. Durant la seconde guerre mondiale, on essaya de reproduire le miracle et l'on nomma les pilotes de la dernière chance du nom de ce vent sacré : Kamikaze

     

     Dans le dojo, le kamiza est la place d'honneur vers lequel se dirigent les saluts. C'est là que se trouve en général le portrait de Ô Senseï, qui symbolise la transmission de l'Enseignement. On peut y trouver parfois un temple miniature ou une calligraphie.

     

    Le salut traditionnel, ou l'officiant claque plusieurs fois des mains, a pour but d'attirer l'attention des kamis et de se placer sous leurs protections. On peut exécuter le salut comme une simple formalité, mais l'automatiser c'est enlever la conscience que l'on peut y mettre. Les pratiques rituelles sont basées sur l'interaction " corps-esprit ". Ajuster l'intention au geste, comme l'acte à la parole, c'est agir pleinement corps et esprit unis. La présence de soi est une vertu à acquérir, la compréhension du rituel en est une porte.

     

    Ô Senseï a été fortement influencé par le sacré et le spirituel. Il a oeuvré pour bâtir un art en harmonie avec les lois naturelles qui  permettent d'élever l'homme vers les grandes valeurs dites humaines. La finalité de l'Aïkido n'est pas la maîtrise du combat pour le combat, mais l'élévation de l'être par l'étude de la technique qui doit ouvrir l'intellect (Shin=esprit) vers le coeur (Tama=l'âme) .

     

    Sans adhérer au shintoïsme, accorder l'importance nécessaire et suffisante au salut, comme faire le vide avant le cours, prédispose à pratiquer sainement : c'est cela se relier au kami.

     

     

    Source : http://www.aikiryucharenton.org/Textes/aikiryu-shinto-kami.htm

     


    votre commentaire
  •  

     

    Le Shintoïsme est la plus ancienne religion du Japon. Il remonte à l'époque Yayoi qui dura six siècles, du 3ème siècle avant au  3ème siècle après notre ère. Le Yayoi a succédé à l'époque Jômon, datant de 8 000 ans. Le terme Yayoi désigne la culture du Chalcolithique japonais qui vit les débuts de l'âge du bronze et de l'âge du fer. C'est le nom du quartier de Tôkyô où en furent découverts les premiers vestiges. Le mot Shintô est dérivé des racines chinoise shen et tao qui évoquent un cheminement vers les dieux. L'équivalent japonais traditionnel est le terme kami-no-michi qui a la même signification. Les divinités vénérées par les adeptes du shintô sont les kami dont trois mille sanctuaires, ou "jinja", parsèment le Japon. Les kami sont innombrables. Il y en aurait des millions car le terme désigne toutes les manifestations des forces ou les énergies actives ou latentes dans la nature. On peut même considérer que chacun peut invoquer un kami personnel.

     

     

    Les Kami.

     

    Le Shintô est une forme traditionnelle d'animisme qui donne, à travers ces "Kami", un caractère divin à tout ce qui est ressenti comme puissant ou menaçant, ou même à ce qui sort tant soi peu de l'ordinaire, tel une montagne, un arbre, une croisée de chemins, une profession. Il trouve probablement son origine dans des traditions primitives provenant des Jômon. Il ne faut pourtant pas considérer que le Shintô soit polythéiste. Son approche est plutôt panthéiste, considérant que toute la matière universelle est infiltrée par une énergie de nature divine. Un Kami apparaît lorsque cette force se manifeste en troublant l'uniformité de la nature. Bien évidemment, ces manifestations prennent des formes multiples aussi bien dans la matière inanimée que dans les être qui l'animent. C'est pourquoi il y a tant de Kami, à commencer par la déesse du Soleil dont la puissance est manifestée dans le ciel, et le dieu des tempêtes qui déchaîne les vents sur les cotes du Japon. 

     

     

    Izanagi et Izanami, les Kami fondateurs.

     

    Cette mythologie shintoïste était restée très floue jusqu'au 8ème siècle. Elle fut alors consignée par écrit dans le Kojiki, une chronique rédigée pour lutter contre l'introduction du Bouddhisme par les Chinois. Il fut établi que le Japon devrait son origine à un couple de divinités, Izanami-no-Mikoto, l'Hôtesse, (Celle qui invite),  et Izanagi-no-Mikoto, l'Hôte, (Celui qui invite). Penchés sur l'océan par delà le pont céleste qui relie Matsue et Izumo, ils frappèrent les eaux d'une lance et en firent émerger l'île Onogorojima dans laquelle ils s'installèrent. En s'unissant, ils produisirent toute la nature et les autres îles de l'archipel et finirent par donner naissance à tous les autres kami dont les plus importants sont Amaterasu, la rayonnante déesse du Soleil, et son frère Susano-o, le terrible dieu des tempêtes. Mais les Kami peuvent être aussi les ancêtres car ils sont la manifestation de la force divine qui a généré la famille. Il est donc légitime de leur rendre un culte assidu. Avec la recherche de pureté, le culte des ancêtres caractérise la culture shintô.

     

     

    Les symboles sacrés et les légendes.

     

    Le shintoïsme repose donc essentiellement sur le culte des Kami, et corrélativement, la vénération des ancêtres a pris une très grande importance. Il a généré les fortes relations d'autorité, d'abord au sein de la famille, de structure  patriarcale, puis dans l'organisation de l'État et l'établissement du pouvoir impérial, lorsque apparut le Kojiki, ou "la chronique des événements antiques". Ce texte fondateur est un composant majeur de l'héritage culturel japonais et de son identité religieuse. Cette source en a établi les bases mythologiques y compris en ce qui concerne les origines mêmes du Japon. On y trouve les légendes d'Izanagi et d'Izanami et de la lignée des kami qui fera apparaître Amaterasu, la déesse du Soleil, et son frère Susano-o, le dieu des tempêtes, avec toute leur descendance. Le Kojiki contient de nombreux contes comme celui du dragon et de Kushinada et il expose l'origine des trois symboles majeurs du Shintô, le "Miroir de la Justice", le "Joyau de l'Arbre aux cinq cents Branches" et le "Sabre Magique Kusinagi".

     

     

    Source : http://jacques.prevost.free.fr/cahiers/cahier_20.htm#a0

     

     

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique