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    La légende des 47 samouraïs

     

    Le shôgun Tokugawa Tsunayoshi, installé à Edo, décide d’engager Asano.

     

    Naganori du fief d’Akô, afin qu’il assure de manière digne l’accueil des messagers impériaux.

    Afin de se former à l’étiquette de la cour shôgunale, et sur les conseils de Tokugawa, Asano se présenta à Kira Yoshinaka, expert en cérémonies officielles.

    Insatisfait par les présents d’Asano, Kira, un homme grincheux et notoirement corrompu, refusa abruptement de lui dispenser son enseignement. Asano insista, bien qu’il réprouvait en privé la moralité douteuse de Kira, mais ce dernier persista dans son refus, prenant plaisir à humilier Asano en public à chacune de ses nouvelles requêtes.

    Un jour, agacé de se voir éconduit, Asano perdit son sang froid et blessa très légèrement Kira au front et à l’épaule d’un coup de sabre.

     

    Le shôgun Tokugawa fut mis au courant de l’incident. En colère, il ordonna qu’Asano soit puni pour avoir agressé un officiel dans l’enceinte de son château d’Edo, ce qui constituait alors un manquement grave à l’étiquette.

    Asano se suicida alors de manière rituelle, c’est-à-dire par seppuku. Son fief d’Akô fut confisqué par le shôgun et les quelques 300 samouraïs au service d’Asano devinrent des ronins.

     

    La plupart se dispersèrent mais l’un d’entre eux (car fort heureusement, il y en a quelquefois un), Kuranosuke Yoshio ne put se résoudre à accepter l’injustice subie par son maître. En secret, il réunit 46 autres samouraïs pour venger Asano.

    Ensuite, ces 47 compagnons se séparèrent afin de ne pas susciter des interrogations de la part du shôgun et de Kira.

    Ils firent mine de vouloir mener leur vie chacun de leur côté. Quelques uns devinrent charpentiers, poissonniers ou marchands ambulants, d’autre bonzes.

    Quand à Kuranosuke, il quitta sa famille et commença à fréquenter des tavernes louches.

     

    Quelques semaines plus tard, un homme de Satsuma le reconnut alors qu’il s’était endormi dans la rue. Cet homme la traita de lâche pour ne pas avoir vengé son maître et lui cracha au visage, dégoûté de voir un homme aussi indigne du titre de samouraï.

    Cet incident fut rapporté à Kira par ses espions et celui-ci abandonna sa crainte de se voir attaqué par les serviteurs du défunt Asano.

     

    Près de 2 ans plus tard, dans la nuit du 14 décembre 1702, les 47 samouraïs prirent d’assaut la maison de Kira. Celui-ci fut capturé et ses « ravisseurs » lui proposèrent de se suicider honorablement, c’est-à-dire par seppuku. Kira refusa, tremblant de peur, et Kuronosuke, avec l’accord de ses 46 autres compagnons, lui trancha la tête, comme un vulgaire criminel.

    La tête de Kira fut placée sur le mausolée d’Asano dans le temple Sengaku.

    Ensuite, les 47 samouraïs se rendirent aux autorités shôgunales.

    Bien que cet acte de bravoure et de loyauté ait suscité l’admiration du peuple d’Edo, le shôgun Tokugawa les condamna au seppuku pour avoir violé la loi. Ils rejoignirent leur maître Asano dans la mort. Leurs corps furent ensevelis dans l’enceinte du temple de Sengaku, en face de la tombe d’Asano.

    Apprenant la nouvelle, l’homme de Satsuma qui, plusieurs années plus tôt, avait injurié publiquement Kuranosuke, se suicida.

    Touché par son geste, le prêtre le fit enterrer avec les 47 autres samouraïs.

     

    Aujourd’hui, la mémoire des 47 samouraïs d’Akô est honorée chaque 14 décembre par de très nombreux japonais. Ils symbolisent en effet les trois vertus recherchées par la plupart des japonais et par tout « budoka » : l’honneur, le courage et la loyauté.

     


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    LE SEPPUKU

     

     

    LES ORIGINES :

     

    La légende veut que Minamoto no Tametomo soit le premier à avoir commis le Seppuku,en s'ouvrant le ventre, en 1156 après avoir tenté un coup d'état contre la capitale. Macabre pratique provenant de Chine et employées par les femmes afin de prouver qu'en n'étant pas enceinte, leur vertu restait intacte.

     

    Le Seppuku apparait donc à l'époque de Kamakura. Dans une période de guerre où l'on tue et torture, il valait parfois mieux se tuer soi-même pour échapper à la souffrance et l'humiliation. Mais pour prouver qu'on ne se tuait pas par lâcheté, le suicide était commis en public " Voyez comment va mourir un homme d'honneur"

     

    En 1716, le livre "Hagakure" va donner un sens encore plus dramatique au Seppuku en en faisant l'une des seules voies de réalisation pour le samouraï qui sera résumé par la phrase célèbre : " La voie du samouraï, c'est la mort."

     

     

    LES OBLIGATIONS :

     

    Le suicide au Japon est la dernière manière d'assumer un échec. Ainsi on éteint la dette contractée par la faute commise. Il existe quatre grandes raisons de faire seppuku pour les samouraïs :

     

    -La défaite au combat : Le cas le plus connu. A la fin d'une bataille, plutôt que d'être capturé, le samouraï préfère se donner la mort lui-même. Ainsi il peut à la fois prouver son courage, et réparer l'échec de sa défaite. Il évite également, avec la torture, de livrer des secrets militaires de son clan.

     

    - Les remontrances : (Kanshi) Souvent pratiqué par les vassaux du Shogun qui accompagnait leurs critiques au gouvernement par leur propre suicide. Cette tradition venait de Chine, où un poste spécial, le censeur impérial, permettait d'adresser ses plaintes à l'Empereur. Nobunaga Oda reçut un jour une lettre de reproches d'un des ses vassaux qui en commettant le Seppuku attira son attention sur la situation catastrophique du Japon.

     

     - La sanction pénale ( Tsumebara ) : Instituée par les Shogun Tokugawa, elle permettait d'éviter la prison ou l'exil aux samouraïs. Privilège accordé à la classe des hauts fonctionnaires militaires, elle épargnait la honte au samouraï et à tout son clan.

     

     

    - L'accompagnement dans la mort ( Junshi ) : Directement inspiré de la Chine, où cette pratique était répandue, elle était la seule raison qui ne faisait pas suite à un échec.

    Lors de la mort de son seigneur, les samouraïs prouvaient leur fidélité et leur attachement en suivant leur maître dans la mort. Cette pratique destructrice causa des pertes irréparables, ces Seppuku collectifs pouvant rassembler jusqu'à 500 guerriers, laissant leur clan exsangue et sans défense. Le Shogun Tokugawa promulgua un édit, en mai 1663, pour mettre fin à cette pratique qui conduisait à une dépense inadmissible de vies humaines.

     

     

     LE RITUEL :

     

    Le Seppuku se commettait en public, mais devant une assemblée restreinte. L'ensemble de la cérémonie était codifiée et le respect scrupuleux de ces codes était obligatoire.

     

    Sur le champ de bataille où le temps pressait, le guerrier précédait son geste d'un discours et si possible d'un poème d'adieu. En temps de paix, le samouraï habillé de blanc, écrivait un poème, agenouillé sur un tatami et dérrière des paravents préservant des regards.

     

    Avec un poignard spécial ( kusungobu) dont la lame est entourée de papier blanc, le samouraï pratiquait une double incision en croix dans l'abdomen. Une fois la deuxième incision pratiquée, un assistant ( kaishakunin ) placé dérierre lui, lui décollait la tête rapidement d'un coup de sabre. La douleur insupportable était ainsi stoppée, une fois que le samouraï avait fait preuve de son courage.

     

    Les femmes n'avaient pas le droit à ce cérémonial. Elles se coupaient la veine jugulaire avec un poignard ( tantô ) qu'elles possédaient toujours sur elles. Dans certains cas, avec une autre femme, elles se tuaient l'une l'autre en même temps.

     

     

     LES SEPPUKUS CELEBRES :

     

    L'histoire du Japon est parsemée de personnages célèbres morts par Seppuku. La légende populaire en fait souvent des héros, émue par le caractère désespéré et tragique de leur destins.

     

    Minamoto no Yoshitune : Frère du premier Shogun du Japon Minamoto no Yoritomo et général des armées de ce dernier. Ses victoires et sa célébrité le rendent insupportable à son frère. Pourchassé par les bushis du Shogun, il se donne la mort accompagné par son célèbre compagnon, le moine Benkei ( Yamabushi ).

     

    Hôjô Nakatori : En 1333 acculé à la défaite, ce seigneur de la guerre commit le Seppuku dans un temple près de Kyôto. 432 vassaux se tuèrent avec lui ( Junshi ). Un mois plus tard à Kamakura Hôjô Takatoki se suicide avec près de 500 de ses guerriers, et met fin ainsi à la dynastie de la famille Hôjô.

     

     

      Les 47 Ronins : Episode très célébre de l'histoire japonaise. En 1701, le seigneur Asano Takumi no Kami est insulté par le maître de cérémonie du Shogun, Kira Kosukeno-Suke. Il blesse ce dernier d'un coup de sabre, et transgresse ainsi la loi du Shogun. La sentence est immédiate, il doit commettre le Seppuku.

     

    Mais ses vassaux refusent de pratiquer le Junshi ( suivre son maître dans la mort ). Ils deviennent alors des Ronins ( samouraïs sans maître ) qui ont failli à leur devoir. On se moque d'eux pour leur manque de courage et de fidélité...et on les oublie.

     

    Deux ans plus tard, en 1703, ils attaquent la demeure du maître de cérémonie, Kira Kosukeno-Suke, et le tuent. Les 47 ronins commettent alors le Seppuku et rejoignent leur maître dans la mort, après avoir prouvé leur fidélité. Cet épisode très connu de l'histoire du japon a fait l'objet de nombreuses pièces de théâtre, de romans et de films Japonais.

     

     

     LE SEPPUKU A l'ERE EDO :

     

    Après l'unification du Japon, la période des grandes batailles fut terminée, et le rôle des Bushis diminua fortement. De même, les occasions de démontrer la loyauté à son seigneur devinrent extrêmement rares, et les Samourais ne trouvèrent plus que dans le Junshi, l'occasion de prouver courage et fidélité. Mais, du coup, les ravages de cette pratique furent si élevés qu'en 1663, le Shogunat Tokugawa interdit purement et simplement cette coutume, l'assortissant de punitions graves sur la famille et les descendants du Samouraï qui enfreignait cette loi. Le cas le plus connu de désobéissance à cette obligation fut le Général Nogi qui se suicida à la mort de l'Empereur Meiji en 1912.

     

    Le Junshi étant interdit, l'esprit du Seppuku se dégrada assez rapidement. Les seuls cas de suicides permis restaient la réparation d'une faute personnelle (echec d'une mission, faute accidentelle ) , mais surtout la sanction pénale ( Tsumebura ). Dés lors, le cérémonial du Seppuku perdit beaucoup de son côté volontaire pour devenir une simple exécution. Le poignard ne devint même plus nécessaire. Un simple éventail était posé devant le condamné. Lorsque celui-ci s'en saisissait, le Kaishakunin le décapitait aussitôt. La volonté de prouver son courage du Bushi n'avait donc plus place dans une telle cérémonie. A l'ère Meiji, le Seppuku disparut totalement, et seul les actions des Kamikaze en 1945 le rappela à la conscience collective du peuple Japonais.

     

     Source : http://samourais.free.fr/S_Seppuku.html

     


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    LES GRANDS GUERRIERS :

     

    Ni grands généraux, ni Shogun, ces guerriers se sont illustrés par leur courage, leur persévérance ou leur destin parfois tragique. Ils représentent l'archétype du héros Japonais traditionnel dont les qualités sont reconnues, enviées et citées en exemple.

     

    Contrairement à la mythologie occidentales, ces grands guerriers ont souvent fini leur vie sur une défaite ou une tragédie. Mais c'est leur attitude courageuse devant le destin implacable qui force l'admiration des Japonais et leur fait préférer ces hommes humbles aux grands généraux couronnés de victoires.

     

    Mais même sans combat guerrier, c'est également leur volonté et leur détermination qui illustre ces hommes, comme la recherche d'une certaine perfection ou un but ultime, aux dépends de toute autre activité ou but personnels. Cette admiration des Japonais pour des êtres spirituellement supérieurs est la meilleure illustration de la volonté de ce peuple à être lui-même le premier parmi les autres nations.

     

     

    MINAMOTO NO YOSHITUNE ( 1159-1189 ) :

     

    Destin particulièrement dramatique que celui de ce jeune général de l'armée des Minamoto. Né en 1159, ce jeune homme est le demi-frère de Minamoto no Yoritomo qui va devenir le premier Shogun de l'histoire du Japon. Il est tout d'abord élevé par des moines-soldats ( Yamabushis ) sous le nom d'Ushikawa, et se fait vite remarquer par ses talents de guerrier.

     

    Très vite il rentre a service de son demi-frère comme général de l'armée Minamoto. Il y excelle, remportant de nombreuses victoires sur le clan Taïra ( Voir Heike Monogatari ). Ses actions les plus remarquées seront celles des batailles de Ichi no Tani ( 1185 ) et surtout la bataille finale de Dan no Ura ( 1185 ).

     

    Son aura sur toute la classe militaire est si grande, qu'elle commence à gêner son demi-frère Yoritomo. Celui-ci devenu Shogun, et commençant à voir comme une menace ce jeune général si célèbre, décide de s'en débarrasser. Poursuivi par les troupes du Shogun et trahi par ses propres amis, il doit se faire Seppuku assisté par son fidèle compagnon le moine Benkei.

     

    Cette tragédie est devenue au Japon une véritable légende sera retracée par des contes, des pièces de théâtre et des récits. Le livre de Morris "La noblesse de l'échec" retrace l'ensemble de cette page célèbre de l'histoire du Japon.

     

     

    MIYAMOTO MUSASHI ( 1584-1645 ) :

     

    Probablement le Samouraï le plus connu du Japon. Sa carrière exceptionnelle de maître d'armes et la philosophie qu'il tenta d'inculquer à travers sa discipline ont frappé l'imagination des Japonais. Il fut également un peintre et un calligraphie de premier ordre.

     

    Né en 1584 dans le Kansaï, il prit part à la bataille de Sekigahara en 1600, contre les troupes de Tokugawa Ieyasu. Battu, il devint un rônin ( Samouraï sans maître ), et erra durant plusieurs mois, sans but. Il en profita pour développer une technique originale de combat à deux sabres ( nitô-ryû ), et devint un maître d'armes réputé. Il provoqua avec succès plus de 60 duels, et devenant ainsi le meilleur sabreur du Japon.

     

    En 1637, il rentra au service de ses anciens adversaires les Tokugawa et combattit pour eux les révoltés chrétiens de Shimabara. Il devint alors instructeur en 1640 de la puissante famille Hosokawa de Kumamoto. C'est trois ans plus tard qu'il écrivit son célèbre ouvrage de stratégie d'arts martiaux " Gorin no Sho" ( Le livre des cinq cercles ). C'est ègalement à cette période qu'il exécuta ses plus belles peintures dans un style très épuré et incisifs. Il mourut en 1645.

     

    La légende de Miyamoto Musashi est tellement ancrée dans l'histoire du Japon que plus de 7 films différents retracent sa vie, ainsi que des pièces de théâtre. "La Pierre et le Sabre" best seller international d'Eiji Yoshikawa, raconte la vie de ce guerrier hors du commun.

     

     

    LES 47 RONINS ( 1701-1703 ) :

     

    Connu sous le nom d'Akô Gishi, cette histoire réelle est l'une des plus célèbres du Japon.En 1701, le seigneur Asano Takumi no Kami est insulté par le maître de cérémonie du Shogun, Kira Kosukeno-Suke. Il blesse ce dernier d'un coup de sabre, et transgresse ainsi la loi interdisant l'usage des armes à l'intérieur d'un palais shogunal. La sentence est immédiate, il est condamné au suicide par Seppuku.

     

    Mais ses vassaux refusent de pratiquer le Junshi traditionnel ( suivre son maître dans la mort ) et deviennent alors des Ronins ( samouraïs sans maître ). On se moque d'eux pour leur manque de courage et de fidélité...et on les oublie.

     

    Deux ans plus tard, ils attaquent la demeure du maître de cérémonie, Kira Kosukeno-Suke, et le tuent. Les 47 ronins, malgré l'admiration que leur fidélité réelle provoque, sont condamnés au Seppuku et rejoignent leur maître dans la mort. Cet épisode très connu de l'histoire du japon a fait l'objet de nombreuses pièces de théâtre, de romans et de films Japonais.

     

     

     

    SAIGO TAKAMORI ( 1827-1877 ) :

     

    Homme de conviction doté d'une ténacité exemplaire, Saigo Takamori est souvent présenté comme le dernier des samouraïs. Il a connu la fin de cette caste de guerriers et s'est opposé jusqu'au bout à sa disparition définitive.

     

    Né en 1827 à Satsuma, il y reçoit une éducation militaire sévère et part servir servir son seigneur en poste à Edo en 1854. Durant les 23 années de sa vie de Samouraïs, il va s'opposer au Shogunat Tokugawa en place, et servir l'Empereur. Obligé de se réfugier à Satsuma rapidement pour opposition forte au Shogun et à son ministre , Li Naosuke, il entre en rébellion contre le fils de son défunt seigneur et part exilé sur l'île de Tokunoshima en 1860.

     

    Mais c'est 8 ans après, qu'il va connaître son heure de gloire. prenant à nouveau le parti de l'Empereur, il bat les troupes du Shogun à Toba et Fushimi, et devient alors général en chef de l'armée Impériale. Mais, il se heurte à la cour Impériale et repart pour Satsuma. C'est là qu'il engage son dernier combat en 1877 pour lutter contre le démantèlement de la classe des Samouraïs. Mais après plusieurs mois de combats, sa défaite le pousse au Seppuku. L'Empereur Meiji le réhabilite en 1891.

     

     

    TOMOE GOZEN :

     

    L'une des seules femmes qui ait conquit un nom dans la grande lignée des Bushis. Concubine de Minamoto no Yoshinaka, elle accompagna son époux sur tous les champs de bataille et combattit à ses côtés, en armure et armée d'une Naginata ( hallebarde Japonaise ). Dotée d'une force physique et d'un courage peu commun, elle gagna l'admiration des Bushis, alliés comme ennemis.

     

    Son époux, Minamoto no Yoshinaka, frère de Yoritomo et de Yoshitune était un général exceptionnel. Ses succès militaires provoquèrent la jalousie de ses frères qui l'attaquèrent et le tuèrent. Tomoe Gozen abandonna alors les armes pour se retirer comme religieuse bouddhiste. Mais sa légende était née. Plusieurs pièces de théâtre Nô sont consacrées à sa vie. Tomoe Gozen est souvent représentée au Jidai Matsuri de Kyôto le 22 Octobre.

     

     

     

    TAIRA NO MASAKADO ( ?-940 ) :

     

    Devenu célèbre durant 5 années, Taïra no Masakado était l'un des ancêtres du célèbre Taira no Kiyomori. Il s'illustra de façon extraordinaire en commençant par assassiner son neveu, Kunika, en 935 pour s'emparer de sa province. En l'unissant avec sa propre province de Shimôsa, il devint ainsi le maître de la grande plaine du Kantô ( actuelle Tokyo ).

     

    Il décida rapidement de proclamer ses territoires autonomes du pouvoir de Kyôto, et s'auto-proclama Empereur en 940. Devant tant d'audace, la cour Impériale envoya une armée mater la rébellion. Mais un guerrier de son clan, Taira no Sadamori, au service du noble Fujiwara no Hidesato, devançât les armées Impériales et tua Taira no Masakado.

     

    L'épopée de ce guerrier est doublement légendaire. Elle illustre la première velléité des Bushis de prendre le pouvoir contre une noblesse au début de son déclin. Elle est également révélatrice de la montée en puissance des provinces face à un pouvoir central Impérial basé à Kyôto. A ce titre l'histoire de Taïra no Masakado apparaît comme un événement prémonitoire.

     

     

    AMAKUSA SHIRÔ ( 1621-1638 ) :

     

    De son vrai nom Masuda Tokisada, ce Bushi fut le chef chrétien de la révolte de Shimabara en 1638. Né en 1612 dans la famille d'un vassal du seigneur Konishi Yukinaga, ce dernier est l'un des daimyos vaincus par Tokugawa Ieyasu à la bataille de Sekigahara en 1600. Après cette défaite, de nombreux paysans de ce seigneur se révoltèrent en prenant à leur tête le jeune Amakusa Shirô qu'ils nommèrent " l'Enfant Céleste".

     

    Rejoint par de nombreux rônins ( Bushis ayant perdu leur seigneur ), et d'autres paysans sans terres, leur nombre grossit rapidement. Ils s'emparent des îles Amakusa et de la presqu'île de Shimabara ( en face de l'actuelle Kumamoto ). Mais le pouvoir shogunal ne peut laisser cette insurrection impunie. 120.000 hommes, commandés par Matsudaira Masanobu, les assiégent dans le château de Hara où les révoltés s'étaient réfugiés.

     

    Le 11 Avril 1638, l'assaut final est donné. Aidé par les canons d'un navire Hollandais, les troupes shogunales prennent d'assaut le château et passent par le fil de l'épée les 37.000 survivants, femmes et enfants compris. Amakusa Shirô fut tué durant le combat. Il avait 17 ans. Sa défaite sonnait le glas de la religion chrétienne au Japon pour plusieurs siècles.

     

     

    TORII SUNE'EMON ( ? -1575 ) :

     

    L'archétype de la bravoure légendaire des Bushis. Guerrier déjà réputé par son courage, il se trouva avec son seigneur Okudaira Sadamasa assiégé dans le chateau de Nagashino en 1575, par les troupes de Takeda Katsuyori ( le fils de Takeda Shingen ) toujours en lutte contre Nobunaga Oda. Sa connaissance de la région le poussa à proposer d'aller chercher du secours en traversant de nuit les lignes ennemies.

     

    Il parvint effectivement à alerter Nobunaga et son allié Tokugawa Ieyasu, mais sur le chemin du retour il fut capturé par les troupes du clan Takeda. Katsuyori lui proposa alors de rejoindre son armée, ce que Torii Sune'emon fit semblant d'accepter. Mais pour tester sa nouvelle allégance, Takeda Katsuyori l'obligea à se placer au pied du chateau afin de donner la fausse nouvelle de l'échec de sa mission aux assiégés.

     

    Mais au lieu de cela, Torii cria de toutes ses forces à son seigneur de tenir bon, les renforts étant en marche. Takeda Katsuyori le fit alors crucifier devant les murailles de la citadelle assiégée. Mais le courage de ce Bushi fut si admiré, que Ochiai Michihisa, l'un des propres généraux Takeda, fit peindre sa propre bannière avec une image de Torii Sune'emon attaché sur sa croix.

     

     

     KONDÔ ISAMI ( 1834 -1868 ) :

     

    Le nom de ce Samouraï est toujours associé au Japon à celui du Shisen Gumi. Il est également synonyme de fidélité jusqu'à la mort à une cause et à un maître : le dernier Shogun Tokugawa. Né en 1834 dans la province du Musashi et d'origine paysanne, ce jeune samouraï se révèle un expert au sabre, venant de l'école de Kondô Shûsuke.

     

    En 1863, à l'âge de 29 ans, il s'enrôle dans le Shisen Gumi, une police spéciale au service du Shogun, Tokugawa Yoshinobu. Un an plus tard, il en est nommé commandant. La même année, il s'oppose aux Samourais du Chôshû qui veulent renverser le Shogunat au profit de l'Empereur Meiji. Une escarmouche célèbre à l'auberge Ikeda-ya à Kyôto, se solde par la mort de plusieurs partisans de l'Empereur et pousse les clans Chôshû et Satsuma à la révolte contre le Shogun.

     

    Kondô Isami décide d'organiser alors une armée anti-impériale à Edo ( Tokyo ) appelée la Kôyô Chimbutai. Mais celle-ci mal armée et mal organisée ne résista pas face à la moderne armée Impériale. Capturé, Kondô Isami fut exécuté. Il avait payé de sa vie sa fidélité au Shogunat.

     

     

     ÔSHIO HEIHACHIRÔ ( 1793 -1837 ) :

     

    Samouraï et philosophe qui consacra sa vie et sa mort au respect du Bushidô le plus pur. Engagé à 13 ans, par le préfet d'Osaka, il devint rapidement Yoriki ( Samourai à cheval ) et servit le préfet jusqu'à l'âge de 37 ans. Durant cette période, étant un fervent disciple de l'école Yômeigaku, il applique les thèses du confucianiste Chinois Wang Yangming. Il ouvre, notamment, une école à son domicile pour les enfants des classes sociales militaires et marchandes.

     

    En 1830, le Japon rentre dans une période de mauvaises récoltes. Le préfet d'Osaka, démissionne, protestant ainsi contre les mesures insuffisantes du Shogunat pour réduire la famine du peuple. Ôshio démissionne à sa suite. Il essaie, alors, d'attirer l'attention des autorités sur la misère des paysans. Pour aider ces derniers, il vend tous ses biens et en distribue la valeur aux affamés. Mais cela ne suffit pas.

     

    Le 19 Février 1837, à la tête de 300 hommes, Ôshio Heihachirô lance une émeute ( Tempô-Jiken ). Il attaque les magasins des riches marchands de riz. Les stocks sont rapidement distribués à la population affamée. Mais les incendies allumés échappent au contrôle des insurgés et un quart d'Osaka est détruit par le feu. La garnison du chateau attaque alors les insurgés et les pourchasse. Ôshio Heihachirô, au bout d'une poursuite de 40 jours préfére se suicider. Mais son exemple conduit ,plus tard, de nombreux mouvements de révolte à se réclamer de son nom.

     

     

     BYAKKO-TAI ( Septembre 1868 ) :

     

    Moins connu que les 47 Ronins, cet épisode tragique de la guerre de Boshin, qui opposa les troupes shogunales et impériales, reste probablement l'un des derniers grands épisodes des Samourais, avant leur disparition de la société Japonaise. Il est surtout resté célèbre pour la fidélité au Shogun des très jeunes combattants, et fait l'objet, d'un véritable culte du peuple Japonais.

     

    En 1868, à la fin de la guerre de Boshin, l'ensemble des provinces Japonaises étaient déjà tombées aux mains de la nouvelle armée Impériale ( Kangun). Les dernières troupes restées fidéles au Shogun s'étaient retranchées au chateau de Aizu-Wakamatsu. Quatre compagnies furent crées : Tigre Blanc ( Byakko-Tai ), Dragon Vert ( Seiryu-Tai ), Moineau Rouge ( Suzaku-Tai) et Tortue Noire ( Gembu-Tai), en référence aux 4 points cardinaux de l'astrologie chinoise.

     

    Le corps du Tigre Blanc ( Byakko-Tai ) était formé de 3 compagnies de fils de guerriers agés de 15 à 17 ans. Ceux-ci avaient reçus une éducation militaire française, comme l'ensemble des troupes shogunales. Réfugiés au sommet du mont Iimori, ils crurent voir de la fumée s'échapper du chateau d'Aizu, signifiant ainsi sa prise. Les 20 derniers rescapés décidèrent alors de se suicider par Seppuku, plutôt que de tomber dans les mains de leurs ennemis. Leur fidélité à la cause du Shogun fit l'admiration de toute la nouvelle nation Impériale.

     

     


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    BUSHIS ET SAMOURAIS :

     

    On confond souvent ces deux termes qui correspondent à deux périodes et deux fonctions différentes de l'histoire du Japon. Les Bushis apparurent réellement en 1185 quand ils gouvernèrent le pays. C'étaient des hommes de guerre en armures. Le combat au cœur des batailles était leur destinée. Leur rôle était toujours d'agrandir la puissance de leur clan et donc ils s'affrontaient entre eux, en combats singuliers.

     

    Les Samouraïs, apparus en 1615, étaient des fonctionnaires armés, au même titre que les forces de l'ordre d'aujourd'hui. Ils obéissaient à des seigneurs tous unifiés. Ils constituaient dans la société Japonaise une aristocratie qui gouvernait le pays pour le compte du Shogun. Leur devoir principal restait de servir leur maître dans la gestion de ses domaines et de ses intérêts. Ils ne se battaient que très rarement.

     

     

    HISTOIRE DES BUSHIS : L'ERE YAMATO ( 300-710 )

     

    Les ancêtres des Bushis sont apparus à l'ère de Yamato ( 300 ap JC). A cette époque le pouvoir se trouvait entre les premiers clans familiaux appelés " Uji" très liés aux fonctions religieuses, grâce auxquelles ils détenaient un pouvoir spirituel sur le reste de la population.

     

    Ces clans se disputant le pouvoir, ils s'appuyaient sur des guerriers afin de défendre leurs possessions et leurs titres. Ces futurs Bushis étaient surtout des cavaliers utilisant des arcs courts, des lances et des épées à double tranchant. Leur armure était réduite à une cuirasse et à un casque. Puis, avec l'apparition d'un clan Impérial chaque Uji reçut une fonction dans le gouvernement du Yamato. C'est le clan Mononobe qui reçut celui de diriger l'armée des guerriers.

     

    Le titre Shogun apparut également sous l'ère de Yamato, titre provisoire donné au général devant écraser les barbares non encore soumis. En 366, le Japon lança une invasion de la Corée qu'elle soumit en partie en établissant un royaume appelé le Minama, détenu durant presque 3 siècles, jusqu'en 663. Des statuettes Haniwa représentent les Bushis de l'époque Yamato dans les grandes tombes ( Kofun ) des seigneurs Japonais.

     

     

    HISTOIRE DES BUSHIS : L'ERE DE NARA ( 710-794 )

     

    La période de Nara est très courte ( 85 ans ), mais politiquement très importante. En effet, après les lois édictées par Shôtoku Taishi, le Japon avait institué la conscription militaire des paysans, encadré par les Bushis des grandes familles. Ce système inspiré de la Chine se révéla très coûteux et assez mal adapté dans un pays poursuivant la conquête du Nord de son territoire, encore au mains des tribus barbares.

     

    Fujiwara Nakamaro, qui dirigeait le clan dominant à la cour Impériale, décida d'abroger en 721 ce système afin de le remplacer par des guerriers professionnels moins nombreux mais plus sûrs et plus efficaces. Il venait, ainsi, de donner naissance à la classe des guerriers ( Bushi ) qui vont dominer le Japon durant 7 siècles.

     

    A partir de l'époque de Nara, les Bushis vont donc être des gardes armés au service de la noblesse impériale et des grandes familles. Cette organisation durera jusqu'en 1185, date de la prise de pouvoir au Japon par les Bushis.

     

     

    HISTOIRE DES BUSHIS : L'ERE DE HEIAN ( 794-1185 )

     

    Il s'agit de la période charnière de l'histoire des guerriers du Japon. Après leur organisation en professionnels à l'époque de Nara, les Bushis vont subir la montée en puissance de l'aristocratie Impériale ( Kuge ) dont la richesse artistique, intellectuelle et financière est à son zénith. Les guerriers apparaissent alors comme rudes et brutaux dans cet univers de raffinement extrême.

     

    Un fossé commence à se creuser entre les deux castes, bientôt abreuvé par des sentiments contraires. Le mépris affiché des nobles et riches aristocrates pour les Bushis se heurte à une sourde colère et un désir de revanche que nourrissent ceux-ci. Sentiment renforcé par les avantages accordés par l'Empereur à la Noblesse et aux religieux, laissant les Bushis privés de toute récompense.

     

    C'est ce sentiment qui va pousser les Bushis à prendre le pouvoir. Une tentative de révolte ( Taira no Masakado ) en 940 est réprimée de justesse. Mais ce sont les grands clans guerriers ( Bushidan ) comme les Taïra et les Minamoto qui vont, dés 1160, confisquer le pouvoir à la Noblesse, et ce pour 7 siècles.

     

     

    HISTOIRE DES BUSHIS : L'ERE DE KAMAKURA ( 1185-1333 )

     

    L'avénement de Minamoto no Yoritomo marque l'arrivée au pouvoir des guerriers. En instituant le Bakufu ( gouvernement militaire ) le nouveau Shogun change toute l'organisation du Japon. Dorénavant, il y a une noblesse militaire ( Buke ) en plus de la noblesse de cour ( Kuge ). Les Bushis ont reçu de l'Empereur la délégation des pouvoirs militaires, mais bientôt aussi civils.

     

    Yoritomo crée rapidement un système de lignage entre chaque Bushi et son seigneur. La solidarité devient ainsi verticale et non plus horizontale. Ceci change l'ancienne organisation des maisons de guerriers ( Bushidan ) de la période Heian. L'ensemble sera codifié en 1232 par le code de Jôei.

     

    Mais c'est aussi l'organisation de la vie économique et politique qui est confisquée par les Bushis. La création de Jitô ( officiers -percepteurs ) et des Shugo ( Gouverneur militaire des Provinces ) permet au Bakufu de maîtriser toute la vie du Japon au dépends des nobles de la cour qui perdent progressivement richesse et pouvoir à travers tout le pays.

     

     

    HISTOIRE DES BUSHIS : L'ERE DE MUROMACHI ( 1333-1573 )

     

    Période troublée de l'histoire du Japon, l'ère Muromachi démarre par la domination de nouveaux Shogun, les Ashikaga. La fonction impériale s'est effondrée dans ses guerres de succession sans fin, et s'est appauvrie, laissant les Bushis seuls maîtres du pays. Durant un siècle l'autorité du Shogun sur les fonctionnaires militaires ( Jitô et Shugo ) est effective.

     

    Mais dés 1467, les choses changent rapidement. La succession des Ashikaga jette le pays dans une période d'un siècle de guerres incessantes. Le Shogunat contrôle de moins en moins la situation, et ce sont les fonctionnaires militaires qui prennent leur autonomie sous le titre de Daimyos. Ces derniers accroissent rapidement leur domaine en confisquant les terres des autres guerriers, qui sont obligés alors de se mettre à leur service. En l'espace de 50 ans, c'est toute l'organisation militaire des Bushis qui est modifiée, sous l'autorité de grands seigneurs, issus eux-même des rangs des guerriers.

     

    De plus, les Daimyos, pour accroître leur force, n'hésitent pas à enrôler des paysans dans les armées. Ceux-ci vont devenir les Ashigarus, infanterie nombreuse des futurs champs de batailles. Les Bushis deviennent donc naturellement des officiers encadrant les troupes d'un seigneur. Ainsi se prépare les grandes batailles à venir de l'unification du Japon.

     

     

    HISTOIRE DES BUSHIS : L'ERE DE MOMOYAMA ( 1573-1600 ) 

     

    Période très courte ( 25 ans ) mais qui va profondément changer le Japon. L'unification du pays par trois grands généraux ( Oda, Toyotomi, Tokugawa ) va bouleverser la structure de la société Japonaise et sonner le coup d'arrêt de la classe des Bushis dans la forme qu'elle avait acquis depuis près de 800 ans ( époque de Nara ).

     

    Pourtant, paradoxalement, jamais les Bushis n'auront connu autant de pouvoir. Le pays est aux mains d'armées immenses, qui après les combats inter-clans de Sengoku Jidai, sont le fruit d'alliances entre grands Daimyos, rassemblés autour d'un grand chef. La pyramide de la hiérarchie, du grand général jusqu'au fantassin Ashigaru, constitue la règle dans des armées fortes de près de 300.000 hommes.

     

    La bataille de Sekigahara ( 1600 ) culmine avec des rassemblements immenses de combattants utilisant pour beaucoup des armes à feu ( mousquets et canons ). Cette bataille sera pratiquement la dernière que livreront les Bushis. Les grands combats vont se terminer, et la paix qui suit poser la question de l'existence même de la classe des guerriers qui n'ont plus d'utilité.

     

     

    HISTOIRE DES SAMOURAIS : L'ERE EDO ( 1600-1878 ) 

     

    Dans les décombres du Chateau d'Osaka, en 1615, s'achève l'ère des Bushis, et commence celle des Samourais. Des guerriers en armes, prêts à la guerre, vont naître les fonctionnaires du temps de paix faisant respecter l'ordre figé des Shogun Tokugawa. Délaissant l'armure pour le kimono, les Samourais vont cependant garder le Daisho, les deux sabres, symbole de leur autorité et de leur caste.

     

    Peu à peu, les Samourais qui restent toujours attachés à leurs seigneurs ( Daimyos ) vont recevoir, non plus des terres en récompense de leurs services, mais une pension régulière qui va les transformer progressivement en fonctionnaires, chargés du maintien de l'ordre. Gagnés par la nostalgie des exploits guerriers d'autrefois et probablement par l'ennui du temps de paix, les Samourais vont développer toute dimension mystique autour de leur caste. C'est ainsi l'écriture et la propagation chez eux du Bushidô et du Hagakure qui leur servir de code moral. Leur symbole devient alors celui de la fleur de cerisier ( Sakura ).

     

    Mais l'arrivée des "Bateaux noirs " du Commodore Perry en 1853 va sonner la fin de leur existence dans un dernier embrasement. Partisans du Shogun ou de l'Empereur Meiji, les Samourais vont s'affronter au cours de derniers combats, de façon très inégales. La victoire des clans de Satsuma, Tosa et Chôshû favorables à l'Empereur vont amener le Japon à se moderniser à grande vitesse pour rattraper les pays occidentaux. En 1876, les Samourais sont invités à ne plus porter leurs sabres et deux ans après, la conscription nationale leur enleva tous leurs privilèges de caste. En 1878, les Samourais disparaissaient à jamais.

     

     

    HISTOIRE DES SAMOURAIS : L'ERE MODERNE ( 1878-2003 ) 

     

    Plus de 120 ans après leur disparition, les Samourais continuent toujours d'influencer la société Japonaise moderne. Durant la révolution Meiji, ce sont les anciens Samourais qui formeront l'élite du nouveau Japon : les premiers chefs d'entreprises et les cadres de la nouvelle administration Impériale, autant civile que militaire. Ce sont eux qui assureront la transformation rapide de la société Japonaise à l'occidentalisation.

     

    A la même période, avec la disparition des guerriers Japonais, les valeurs du Bushidô, teintées de confucianismes vont se répandre dans l'ensemble de la société Japonaise, comme modèle de pensée. Les valeurs d'effort, de fidélité et de ténacité vont peu à peu être reprises par les entreprises nippones, et pour l'éducation des enfants.

     

    Aujourd'hui, ces principes sont repris régulièrement dans les médias Japonais. Les séries télévisées, les films, les romans, les mangas, les pièces de théâtre, où les Samourais de l'époque Edo possèdent la première place, mettent en avant les valeurs du Bushidô. Les valeurs morales de l'ancienne caste des guerriers se perpétuent donc toujours aux nouvelle générations. A l'inverse, les Bushis du Moyen-Age sont très peu présents, et restent confinés aux livres d'histoire.

     

    Source :  http://samourais.free.fr/S_Rekishi.html

     


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