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    Yoshinao NANBU

     

     

    Avec un père 5ème dan de judo à 25 ans, Yoshinao Nanbu avait une vocation toute tracée dans les arts martiaux et dès l'âge de 5 ans, il s'initie au judo et continue avec le kendo et l'aïkido.

    Vers 15 ans, il rentre à l'université d'OSAKA pour entreprendre des études de sciences économiques et découvre le Karaté sous la férule de Maître TANI,l'un des éléments de pointe du Shito-Ryu.

    Ce style plus rapide que le Shotokan met l'accent sur la rapidité et une utilisation fréquente et diverse des jambes, on se rendra compte plus tard de l'importance de ce choix pour le jeune universitaire.

     

    En plus de ces 2 heures quotidiennes de Karaté, il n'abandonne pas pour autant le Kendo et l'Aïkido ( il est 3ème Dan de judo et Aïkido et 2ème Dan de Kendo ), au bout de 3 ans il devient le Capitaine de son équipe universitaire. En 1963, il devient Champion Universitaire du Japon, compétition à laquelle participaient 1250 combattants, il est considéré comme le meilleur combattant japonais.

     

    Une condition physique hors normes :

     

    Monter 5 étages avec un partenaire sur le dos plusieurs fois par jour, effectuer 200 pompes en guise d'échauffement, pratiquer des milliers de mouvements de jambes et de poings ainsi que des footings avec des semelles plombées, Yoshinao Nanbu parfait une condition physique exceptionnelle. Le jeune Nanbu était alors redouté pour la puissance de son Mae Geri et de ses Gyaku Tsuki ainsi que pour son De Ashi Baraï fulgurant.

     

    Bonjour la France :

     

    En 1964, Maître Henry PLEE (promoteur du Karaté en France ) l'invite à fouler la terre française. Il est à titre exceptionnel autorisé à participer aux championnats nationaux afin de créer un courant d'intérêt du Karaté européen naissant.

     

    200 combats, 200 victoires contre les Valéra, Baroux ou Jean-Pierre Lavorato, c'est à cette époque que Valera apprendra de l'expert japonais ce fameux balayage qui lui vaudra par la suite d'incontestables Ippon.

     

    Le SHUKOKAI :

     

    En 1968, il repart au Japon et visite de nombreux Maîtres auprès desquels il s'enrichit considérablement en technique. Maître TANI, lui confie cette année là, la tâche de développer le Shukokaï en Europe, cette méthode orientée résolument vers la compétition colle au personnage de Yoshinao.

    Il entreprend un travail colossal, multipliant les stages et les démonstrations dans de nombreux pays et son travail porte ses fruits puisque le Shukokaï se développe dans 43 pays et rassemble des milliers de pratiquants. Les enchaînements de pieds et de poings sont d'une rapidité et d'une précision quasi mathématique et les " shukokai " de l'époque s'imposaient souvent en compétition.

    Mais déjà, Yoshinao Nanbu se posait de nombreuses questions et trouvait cette application du Karaté un peu limitée. Pour lui, l'ensemble des méthodes de Karaté ne fournissait pas une visualisation homogène d'un corps en déplacement. Yoshinao est arrivé à un degré de pratique tel, qu'il constate que le travail utilisant la force contre la force est incomplet et partant de ce constat, il décide de rentrer au Japon pour appliquer ses théories.

    Procurer une méthode évolutive aux futurs pratiquants de Karaté sans le dénaturer et en respectant une notion d'harmonie, tel était le souci de Maître Nanbu.

     

    Le SANKUKAI :

     

    " Harmonie du soleil, de la terre et de la lune " Maître Nanbu venait de créer le SANKUKAI.

    L'idée était que la force ne devait pas être bloquée mais sans cesse remise en circuit sans aucune contrainte.

    Avec comme principe l'esquive et une évolution moins saccadée que dans les autres méthodes, le Sankukai révolutionnait les mentalités et les techniques du Karaté.

     

    Le Sankukaï une étape avant le Nanbudo :

     

    En 1977 le jeune Maître sait que son style ne doit pas rester figé, mais qu'il doit sans cesse évoluer.

    Il décide de se retirer afin de méditer sur lui-même et le devenir de sa pratique.

    Il se retire au Cap d'Ail prés de Monaco, au milieu de la nature.

    Il affirme " mon Maître c'est la Nature et je m'inspire beaucoup des mouvements créés par le vent "

    A cette époque il noue des relations avec la famille Princière de Monaco, à qui il donne des cours d'arts martiaux et à qui il présente le Nanbudo.

     

    En 1978, il abandonne officiellement et définitivement le sankukaï et les débuts du Nanbudo sont difficiles, mais son école est née.

    Aujourd'hui encore, Doshu Nanbu continue de travailler et de développer sa voie pour le plus grand plaisir et la plus grande fierté de ses élèves.

     

     

    Source : http://www.nanbudoestaque.com/maitre.php

     


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