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    Le dojo, l'atelier du savoir : http://www.crcao.fr/userfiles/Ibu-travaux/docs/OKM/OKM28_SHIN.pdf


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    Le dojo

     

    On ne peut écrire sur l’esprit qui anime le budo, sans évoquer l’endroit sacré où cet esprit va s’exprimer. Dans les temples bouddhistes de l’Inde ancienne, il existait un lieu consacré à la méditation. Dans le bouddhisme zen, cet endroit porte le nom de zendo. Lorsque le jutsu se transforma en voie d’accomplissement spirituel (do), un lieu aussi saint que le zendo fut crée, afin que les étudiants puissent travailler leur corps dans une perspective éducatrice et religieuse, c’est le keiko ; et ce lieu a été appelé dojo (salle de la Voie).

    A l’origine, le dojo était un lieu hermétiquement fermé où, dans une ambiance recueillie et attentive, des hommes s’exerçaient aux arts de la guerre. Chaque dojo défendait les couleurs de son école, aussi les techniques étaient-elles jalousement gardées. Le dojo moderne a gardé cet esprit secret qui, par extension, s’est transformé en sacré.

    Aujourd’hui, malheureusement, les conditions ne sont pas toujours ce qu’elles devraient être et le dojo est trop souvent une salle de gym aux multiples fonctions et où l’idéal est la compétition au détriment de la réalisation. Un dojo devrait être sobre et propre, la décoration limitée à l’essentiel pour que rien ne puisse accaparer les cinq sens pendant l’entraînement. Le dojo doit être considéré comme un temple à la gloire de l’esprit, un endroit de communion où règnent la joie, le silence et l’harmonie.

     

    « Celui qui prend la responsabilité à l’intérieur du dojo de transmettre un savoir, une pensée, une technique, se trouve parfois, nous semble-t-il, dans une position de puissance arbitraire artificiellement fondée sur l’autorité absolue et le prestige indiscutés, non contredits et qui perpétuent les rites, l’étiquette. » Cette réflexion pertinente est le cœur du problème impliquant très souvent, de la part de l’élève vis-à-vis de son instructeur, un abandon et une confiance totale. Le Japon nous a montré jadis, où pouvait mener ce genre d’attitude ! L’élève intelligent et observateur, se trouve confronté entre deux choix : soit faire une confiance totale et aveugle à l’instructeur, soit rester constamment dans un état de doute  et de méfiance qui, de toute façon, finira par altérer la relation. La meilleure attitude pour un Occidental est la suivante, elle émane des instructions d’un maître tibétain à ses disciples et peut être adaptée à la dimension d’un dojo.

    « L’obéissance qui est requise est l’obéissance au plan. Ce n’est pas l’obéissance au maître quoi qu’en pensent beaucoup d’écoles occultes d’ancien type. L’obéissance qui vous est demandée est basée sur votre reconnaissance croissante du plan pour l’humanité, tel qu’il émerge dans votre conscience par le processus de méditation et par un service bien déterminé, fondé sur un amour croissant de votre prochain. Lorsque les rapports deviennent plus fermement établis, aucune divergence fondamentale ne peut se manifester dans les opinions ; les buts poursuivis par l’âme et par la personnalité fusionnent ; les objectifs à atteindre par le disciple et par le maître deviennent identiques et la vie de groupe conditionne le service de l’un comme de l’autre. »

     

     

    Source : livre Budo les arts martiaux Michel Coquet

     


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