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    Léo Tamaki pratique les arts martiaux depuis plus de vingt ans. Après être passé entre autres par le Judo, le Kung-fu et le Karaté, il débute l'Aïkido qu'il enseigne aujourd'hui et dont il est 4éme dan.

     

    Il a habité plusieurs années au Japon et y passe aujourd'hui six mois par an pendant lesquels il suit l'enseignement de Kuroda senseï.

     

     

    Source : http://www.ju-jitsu-meyrin.com/Historique_kata.html

     

    Blog Leo Tamaki : http://www.leotamaki.over-blog.com/


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    Le Budo ou la voie du guerrier

    CULTURES STRATEGIQUES DE L'IMMEDIAT

    L'EXEMPLE DU BRÉSIL ET DU JAPON

     La naissance de la culture stratégique japonaise renvoie à l’époque féodale de l’archipel. Le guerrier, samouraï dévoué, en est la figure emblématique au même titre que le mandarin, fonctionnaire et politique lettré, est celle de la Chine traditionnelle.

    Deux ouvrages de référence l’expriment. Le premier est le Gorin-no-sho, ou Traité des cinq roues, du célèbre ronin Miyamoto Musashi, qui, selon la légende, aurait gagné soixante combats à mort avant de consacrer sa vieillesse à l’étude et à la méditation. Le second est le Hagakuré, littéralement « caché dans la feuillée », attribué au samouraï devenu prêtre Jocho Yamamoto. Ces deux textes sont disponibles en langues occidentales.

    Si le Gorin-no-sho constitue une référence tout à fait acceptable et acceptée dans le Japon contemporain, le Hagakuré, par son coté absolu et « intégriste » sent encore le souffre du militarisme impérial. La liste des commentateurs de ces textes est impressionnante, et l’un des plus fameux en est le romancier japonais Yukio Mishima qui se suicida rituellement après avoir tenté vainement de soulever les forces d’autodéfense japonaises en 1970.

    La traduction du texte de Musashi par l’Américain Thomas Cleary fait autorité. En France, le livre de Michel Random, Japon, la stratégie de l’invisible, qui réalisa en outre un film remarquable sur les arts martiaux japonais, constitue une référence pour qui veut aborder cette culture si singulière de la stratégie et du combat. Plus prêt de nous, Bernard Nadoulek dans son approche comparée des cultures de la stratégie, a très bien décrit celle du Japon en en faisant le modèle de l’anticipation. 

    Tenu de choisir entre la vie et la mort,

    choisis la mort sans hésiter !

    Jocho Yamamoto. 

    Au XVI° siècle de notre ère, dans son texte emblématique fondamental, Jocho Yamamoto déclare que, placé devant le dilemme extrême de la vie ou de la mort, le guerrier qui songe en priorité à se sauver ne mobilisera jamais la totalité de ses moyens. Ce souci fatal de l’économie, non seulement est impardonnable, mais en outre racornit l’action et la capacité opérationnelle. A l’inverse, penser à mourir est la condition de l’engagement total, du plus grand rendement, du dépassement de ses propres limites et de ses capacités.

    Près de trois siècles plus tard, dans son commentaire du texte, Yukio Mishima affirme que la mort est une conseillère et la meilleure assistante dans la voie du samouraï. « Le Hagakure affirme que méditer quotidiennement sur la mort, c’est se concentrer sur la vie. Si l’on fait son travail avec la pensée que l’on peut fort bien mourir aujourd’hui, on n’échappera pas à l’impression que ce travail rayonne de vie et de signification. (…) Mais ce sacrifice individuel passe par l’existence forte d’une communauté qui en perpétue la noblesse ». Nous retrouverons ici toute l’importance de la dimension communautaire et de l’investissement total propres à la culture japonaise.

     « La philosophie du Hagakuré fait de l’action

    le moyen de plus efficace d’échapper aux limites du moi

    pour se plonger dans une unité plus vaste »

     Par son origine dans la voie du guerrier, la culture stratégique japonaise – et bien qu’elle s’en inspire – diffère de la culture stratégique chinoise, plus retorse et politique, et pour qui la durée et l’investissement minimum dominent. Le principe d'économie, de préservation de l'énergie et de maintien des équilibres, central chez les Chinois, peut donner lieu à des combinaisons et des stratagèmes tortueux dans le temps long.

    A l'inverse au Japon, la culture stratégique se traduit dans une philosophie de l’action dans laquelle la subjectivité et le dévouement constituent des valeurs essentielles. Reprenant à son compte les termes de Yamamoto, Mishima parle de la « pure sincérité instinctive » qui mène directement à un idéal tel qu’il mérite que l’on meurt pour lui.

    L’importance de l’harmonie et de la participation au tout, à ne faire qu’un avec lui, se profile comme le but ultime à réaliser dans les différents do japonais. Yukio Mishima dénonce avec une rare virulence l’humanisme occidental dont la prétention universelle ne masquerait, selon lui, qu’une faiblesse subjective et une inconsistance du moi. L’esprit de calcul qui fonde le rationalisme n’aboutirait qu’à considérer la mort comme un débit et la vie comme un crédit. A l’inverse la voie du guerrier enseigne la plus intense des concentrations sur l’instant et que jamais la vigilance ne puisse être mise en défaut.

     « Dans la philosophie du bouddhisme Zen,

    la fin est contenue dans les moyens,

    le but réside dans le chemin parcouru »

    Seul le présent compte, seul le présent existe. C’est dans ce sens que Jocho Yamamoto recommande de considérer que « maintenant est le moment et le moment est maintenant ". Il n’y a pas de distinction à faire ou de relativisation à établir entre la qualité d’un moment particulier par rapport à celle d’un autre. L’entraînement, la méditation, tout comme l’acte le plus ordinaire et quotidien sont d’égale d’importance, tout autant qu’un duel dont l’enjeu est la mort ou la vie, si l’on est juste ! 

    Le réel est une école que l’on affronte sans faux-semblants. L’obstacle, la résistance, l’ennemi, autant que les évolutions et les contraintes de l’environnement, loin d’être occultés ou niés, représentent au contraire une source de perfectionnement, un véritable point d’appui pour la progression et pour l’amélioration permanente. Les entraves, les difficultés et les dysfonctionnements sont reconnus, étudiés et respectés, voire recherchés, car en leur absence il n’y aurait plus de voie possible, plus de do !

    Tout acteur individuel ou collectif est pleinement responsable de ses échecs et de ses réussites sans que de quelconques excuses ou états d’âmes ne puissent entrer en ligne de compte. Un esprit de veille permanente découle de cette attitude. Il se traduit dans la réalité d’une excellence japonaise à traiter le signal faible pour produire de la connaissance stratégique, car rien de ce qui est perçu n’est négligé.

     « La voie consiste à assurer la maîtrise du centre.

    Le centre est stabilité, harmonie »

    Michel Random

    Or, la justesse provient de l’harmonie avec le tout, ce qui conduit à la sincérité et à gommer autant que faire se peut les distorsions interprétatives résultant de la prégnance de l’ego. L’harmonie se réalise à partir d’un point central, le hara. Qui occupe son centre fait corps avec la nature, et ce faisant devient invincible, car il n’est pas possible de s’opposer à la nature elle-même !

    Dans le combat, survit celui qui est le plus juste et qui maintient l’harmonie avec les circonstances à partir de son hara. « De lui partent toutes choses, écrit Michel Ramdom, et retournent toutes choses (…) La grande simplicité est toujours le résultat d’une harmonie, et celle-ci d’une présence à soi qui ne se laisse capter ni par la distraction, ni par la concentration ». Traduction dans les faits plus qu’épreuve de vérité, le combat manifeste en plein jour qui doit vivre et qui doit disparaître. En d’autres termes, il révèle qui est en harmonie avec l’environnement et qui n’a pas su lire ses conditions et ne s’y est pas adapté en conséquence. Cela suppose un travail permanent indépendamment des situations de conflit.

    Au Japon, suivant en cela les écrits du Chinois Sun Tzu, le combat n’est que la manifestation de ce qui préexiste. Un duel « est d’abord gagné en esprit », soit de manière invisible. Tel est l’un des caractères de l’esprit budo, et c’est pourquoi le vrai Japon serait, d’après Mishima, en amont de ce qu’il donne à voir. « Seul l’invisible est japonais », répondit ce romancier à Michel Random, alors que celui-ci s’étonnait de ne voir que des meubles français dans son appartement !

    RÉFÉRENCE : LE REVEIL DU SAMOURAÏ. CULTURE ET STRATÉGIE JAPONAISES DANS LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE

    Source : http://www.comprendreetappliquersuntzu.com/2010/03/le-budo-ou-la-voie-du-guerrier.html




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    Une Voie organique

     

    Le budo est la réinsertion au coeur des arts martiaux japonais de cette ambition élevée qui est d'étudier la Voie. Le budo en maintenant ensemble l'esprit, la santé et la présence au Monde maintient unies les composantes de l'homme. Elle le pose comme organique car toute amputation nuit à ses fonctions vitales. Le budo est tout sauf sanguinaire, vil, dévoyé. Bu s'écrit avec les clés « Arrêter la lance ». Voici les paroles d'un général : « L'art militaire part des grandes vertus d'humunité et de justice, pour aboutir au courage et à l'intelligence » « Assurer la paix au peuple, tels sont les fondements des vertus d'humanité et de justice ». Le Bu est l'affirmation forte qu'un fleuve traverse l'humanité et que cette humanité a une source commune. Le Maître Kano dit avoir enseigné les techniques de défenses personnelles car c'est par elles que ses maîtres l'ont éveillé à l'expérience directe de la Voie, du Tao. Par respect pour son maître et par amour pour ce qu'il lui a enseigné, mon maître transmet à son tour les waza, les exercices, les kata, les formes, les seiho, les conduites du ki. Il transmet le reigi, les manières correctes, le respect des anciens, l'attention aux débutants. Il transmet le bon usage des gestes et des paroles, quand il faut s'avancer et quand il faut reculer. Telle technique, tel mouvement sont liés à nos comportements. La juste distance et la juste position sont étudiées au coeur même de nos gestes. Les ukemis sont l'expérience du côté caché, dans l'ombre de nos perceptions. Une roulade éveille le dos mais plus encore réveille nos méridiens qui parcourent notre dos en disséminant le ki. L'ukemi porte notre attention à ce qui est dédaigné et qui est souvent la clé des situations. Mon maître nous transmet aussi un corps de savoir. Je dis bien corps car les mouvements sont liés de manière organique. Ils ne constituent pas une structure qui relève du minéral. Ils sont organisés parce qu'ils s'articulent de manière vivante. Ils vivent pour autour de principes. Ils reflètent la Voie, le Tao. Ils sont multiples et innombrables car ils répondent de façon vivante au jaillissement de la vie, à la manière toujours nouvelle par laquelle se présente l'autre, cet inconnu, ce bel inconnu. Les mouvements sont bigarrées comme la vie est impertinente. Des maîtres du passé, on disait : « le maître aux mille expédients » car c'est à cela que l'on reconnaît aussi la maîtrise. Pour aider son élève à progresser, il faut trouver ce qui lui convient et mille techniques ne sont pas de trop pour trouver chaussure au pied de chacun. Les mouvements sont comme les reflets du soleil jouant sur l'eau ... Qui donc agite l'eau ?

     

    Nguyen Thanh Thiên

     

     

    Source : http://www.nguyenthanhthien.com/2009/09/budo-la-voie-du-guerrier.html

     

     


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    Morihei UESHIBA découvre le SATORI (illumination spirituelle) en 1925 à l'âge de 42 ans quelques instants après avoir défait à mains nues l'un des meilleurs sabreurs de sa génération en esquivant tous ses coups. Il comprit alors que le vrai Budo n'était pas de vaincre son adversaire par la force, mais de garder la paix. La véritable Voie du Guerrier est de prévenir le meurtre, c'est l'Art de la Paix et le pouvoir de l'Amour.

    « Si je me souviens bien lorsque je marchais dans le jardin, je sentis subitement que l'univers tremblait et qu'un esprit doré sortit du sol, enveloppait mon corps et le changeait en un autre fait d'or.

    Au même moment mon esprit et mon corps devinrent légers, j'étais capable de comprendre le murmure des oiseaux et j'étais clairement conscient de l'esprit de Dieu, le Créateur de cet Univers.

    A cet instant, je fus éclairé, la source du Budo est l'amour de Dieu, l'esprit de protection aimante pour tous les êtres. Des larmes de joie coulaient sans interruption sur mes joues.

    Depuis ce temps, j'ai été amené à sentir que la terre entière est ma maison et que le soleil, la lune et les étoiles sont toutes des choses qui me sont propres. Je suis devenu libre de tout désir, non seulement du point de vue position, réputation et richesse, mais aussi de la force. « Je compris » le Budo n'est pas renverser un adversaire par la force, ni un outil pour mener la monde à la destruction par les armes. Le vrai Budo est d'accepter l'esprit de l'univers, de garder la paix du monde, de produire, protéger et cultiver correctement tous les êtres de la Nature.

    Le principe fondamental de l'Art, c'est l'élévation éthique de l'idée au niveau du Cosmos ou de l'Espace. Le véritable Budo n'a rien de commun avec la puissance et la recherche morbide de pouvoirs, qui asservissent ou détruisent. Bien au contraire il doit contribuer à la canalisation et à la régulation du Ki, qui imprègne chaque individu, et permettre la transmutation de la violence en soi-même et en son prochain. L'idéal du vrai Budo réside dans la préservation de la Vie... »

    Morihei UESHIBA

     

    Source : http://www.jujutsulaval.com/morihei-ueshiba/

     


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    L'esprit BUDO

     

    Etre Budoka, c'est tout d'abord EPOUSER les 9 vertus du karateka (lien vers le code moral) en ayant un comportement honorable et exemplaire dans la vie de tous les jours.

     

    C'est aussi adopter pour devise :

     

    TU N'AURAS QU'UN SEUL ADVERSAIRE : TOI-MEME

    (Ô Senseï KASE)

     

    Vaste programme : pour certain il faudra combattre son trop plein d'agressivité, pour d'autre sa paresse, ou sa timidité …

     

    • L'objectif est de trouver EQUILIBRE et sérénité donc HARMONIE avec les autres.

    • En conclusion : adopter l'esprit budo, c'est se doter d'une force et d'un outil incomparable pour devenir EFFICACE non seulement dans son ART mais surtout dans sa vie.

     

    • C'est pour cela que l'ART MARTIAL est plus qu'un simple sport.

     

    • Cela ne se substitue pas à une religion, mais peut s'ajouter à n'importe qu'elle croyance, ainsi qu'à l'esprit sportif.

     

    Idéogramme BU : guerre ou combat

    Idéogramme DO : voie, recherche de la perfection de soi

     

    Christian LERMUSIAUX

     

     

    Source : http://www.karateneuvilleenferrain.org/LE%20KARATE/esprit.html

     


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