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    Grades japonais

     

    Système de grades japonais dans les arts martiaux.

    Ce système de grades est celui qui était utilisé par les écoles d'arts martiaux au Japon avant l'adoption du système Kyū/Dan. Il est encore utilisé par certaines écoles et parfois en parallèle avec le système Kyū/Dan.

    ·         Deshi : Disciple de l'école.

    ·         Uchi deshi : Disciple interne de l'école, c'est-à-dire vivant au dojo. Souvent un uchi deshi s'occupe de tâches ménagères et d'autres petits travaux en contrepartie de l'enseignement qu'il reçoit.

    ·         Renshi : Disciple avancé de l'école.

    ·         Kyoshi : Instructeur de l'école.

    ·         Hanshi : Maître d'armes de l'école.

    ·         Shihan : Grand maître de l'école (dans la plupart des écoles le titre de shihan ne peut être obtenu qu'à partir du 8e Dan).

    ·         Menkyo kaiden : Diplôme très rare décerné à l'élève qui connaît tout l'enseignement de l'école y compris tous les enseignements secrets.

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Grades_japonais

     


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    " Ne cherche pas à anéantir ton ou tes adversaires, mais à contrôler d'abord ton agressivité puis à neutraliser celle de l'autre ou des autres... "


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    Michi : les voies du Japon

      

    " Au Japon, on n'étudie pas un art pour l'amour de l'Art,

    mais pour les clartés spirituelles qu'il dispense.

    Si l'Art s'arrête à la forme extérieure,

    s'il ne conduit pas aux profondeurs essentielles,

    autrement dit s'il ne devient pas une forme de spiritualité,

    le japonais ne l'estime pas digne d'être étudié."

    D.T Suzuki

     

    Au japon, la pratique d'un Art a en effet une dimension généralement inconnue en occident. Reposant sur des valeurs et idéaux tant spirituels qu'esthétiques, la pratique d'un Art est une véritable "voie", un cheminement ayant pour objectifs la sérénité, l'harmonie du corps et de l'esprit, et, ultimement, tout comme le Zen avec lequel les Arts sont au Japon en relation étroite, la connaissance et la maitrise de soi-même, la Vérité et la prise de conscience de la place de l'homme dans l'univers...

    Selon le principe taoïste de l'"économie des énergie", seule la concentration permet à l'homme de ne pas se disperser au cours de la réalisation d'une tâche et ainsi de ne pas gaspiller inutilement son énergie. La concentration est donc essentielle dans la pratique d'un Art, qui se rapproche ainsi de la méditation. La maitrise du geste, minimal, précis, passe par la maitrise de soi-même... Il ne s'agit pas de pratiquer l'Art pour l'Art, ou l'Art au service d'une idée, mais plutôt l'Art au service d'un développement personnel et spirituel, un moyen d'accomplissement.

    L'acte créatif doit être un acte spontané, naturel, que des années de pratiques permettent d'exécuter sans effort, en suivant et utilisant les flux de nos énergies internes. L'accent est mis sur l'instant et le dynamisme: l'attention est dirigée vers l'action juste le temps nécessaire, et cette action est achevée avant de passer à la suivante. Pas d'allers et venues inutiles: il s'agit d "aller droit devant soi". Si ce principe est particulièrement évident dans le cas des arts martiaux, il est également mis en pratique dans un art tel que la calligraphie, où un caractère doit être peint en un seul souffle, et où tout retour en arrière ou correction est impossible. C'est d'ailleurs cet acte, ce processus de création, qui est important, plus encore que le produit ou le résultat final.

    De même, les voies du Japon font fi des détails inutiles, ce qui est particulièrement évident lorsqu'on contemple une œuvre "sumi-e" (peinture à l'encre) ou un arrangement floral, où seul l'essentiel est suggéré, et où les espaces vides ont aussi valeur d'expression. On retrouve d'ailleurs cette même idée du vide créateur dans toute l'esthétique japonaise, notament dans les intérieurs.

    Dernière caractéristique commune, ces Arts reposent sur la transmission de "kata" (littéralement "moules"), c'est à dire un registre de motifs ou de gestes. Ces "kata" sont transmis par apprentissage auprès d'un maître, l'accent étant mis sur la pratique, beaucoup plus que sur le discours. Il s'agit plutôt d'une initiation, où le professeur ne fait que transmettre un savoir, sans qu'il en soit lui même à l'origine, et c'est seulement à force de pratique que l'élève (ou le disciple !) peut espérer se rapprocher d'un idéal, et peut-être devenir maître à son tour...

     

    Source : http://www.japonismus.com/voies-michi-japon.html

     


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    "Bonnes questions... mauvaises réponses..."

    Un constat et une réflexion de Shihan Habersetzer qui viennent de paraître dans la revue "Samurai" N° 7, et qui ne peuvent laisser indifférent aucun pratiquant soucieux du maintien des valeurs contenues dans son art martial...

    http://www.tengu.fr/Samurai%207(%20page%201).pdf

    http://www.tengu.fr/Samurai%207%20(page%202).pdf

    http://www.tengu.fr/Samurai%207%20(page%203).pdf

    http://www.tengu.fr/Samurai%207%20(page%204).pdf

     

    Source : http://www.tengu.fr/index13.html

     


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    Garder à l'art martial sa vraie dimension

    Une réflexion de Shihan Roland Habersetzer

     

    Dans cette espèce de grande kermesse-braderie qu'est devenu le "monde martial" (les versions "sports de combat" et "art martiaux" y étant allègrement confondus), je continue à focaliser mon attention, et mon engagement, sur la seule question, déterminante, qui me semble encore justifier les efforts de ceux (en fait, il s'agit d'une espèce en voie de disparition... Mais même s'il n'en restait qu'un.....) qui tiennent encore haut les valeurs de la Tradition sous les rudes rafales adverses : il s'agit de l'avenir des "arts" martiaux dans nos sociétés du XXIe siècle.

     

    Cet avenir dépend de leur utilité et de leur efficacité réelle, que ce soit à l'intérieur de soi (ce voyage initiatique à la découverte du soi) ou à l'extérieur de soi (la rencontre des autres, et pas obligatoirement sur fond de violence, si un tel contexte peut être évité). Ce double aspect de la pratique de "l'art martial" distingue sans ambiguïté ce dernier du "sport de combat", gestuelle d'origine martiale certes, mais focalisée sur la seule efficacité extérieure et dans un contexte supposé à priori d'affrontement avec l'autre. Vous qui me lisez encore ici, vous savez bien que j'ai largement eu l'occasion de définir le sens et le contenu de la route sur laquelle je chemine depuis plus de 53 ans de pratique et qui était clairement définie pour moi dès le départ. Mais il me semble que certaines dérives vont si vite qu'aucun rappel n'est superflu... Il y a grand danger à ne pas voir, et ne pas laisser, sa vraie dimension à l'art martial, qui est tout simplement exclusive et dont le contenu doit continuer à s'adresser à tout le monde, même dans un environnement changeant (et pas seulement vivre et se transmettre à l'intérieur de cercles restreints)... Et aussi, pour certains, à se cacher la tête dans le sable, pour continuer sans se poser de questions à ignorer superbement ce qui se trame au-dessus...

     

    Car il s'agit aujourd'hui, de manière extrêmement pointue depuis que la violence peut submerger brutalement n'importe qui, n'importe quand, n'importe où, dans le monde réel (c'est à dire hors de l'espace protégé du Dojo où par définition tous les codes éthiques et moraux sont censés être omniprésents et respectés), de bien définir le rôle que peut encore tenir un authentique "art martial" lorsqu'il s'agit de répondre à une problématique de terrain : quelle peut encore être la confiance que l'on peut avoir dans les réponses données par l'art martial véritable, le traditionnel, celui qui puise son contenu dans des racines historiques et culturelles anciennes, à une "absolue violence" qui est en train de submerger notre société ? Ce n'est pas si simple. Mais de la réponse apportée va dépendre la survie de cet art, tout simplement. C'est pourquoi toute analyse intelligente, donc partant d'un esprit critique, va être constructive dans l'élaboration d'une "nouvelle donne martiale", indispensable pour qu'il reste à la pratique en Dojo une crédibilité suffisante pour résister au dépeçage systématique de ce qui a fait son identité par tous ces systèmes de combat modernes qui prospèrent si rapidement sur son humus. Je l'appelle volontiers Shin-Budo ("nouvelle voie martiale") et propose d'ailleurs depuis une quinzaine d'années une version possible, parmi d'autres sans doute parties de la même prise de conscience (?), sur fond de constatation d'urgence dans la démarche... Ma, notre (si vous m'avez rejoint dans l'association "Centre de Recherche Budo - Institut Tengu"), "Voie Tengu" (Tengu-no-michi), est née de cette prise de conscience. Elle se décline en trois domaines de compétence (Tengu-ryu karatedo, Tengu-ryu kobudo et Tengu-ryu hojutsu), et a précieusement gardé ces trésors que sont les expériences anciennes, scrupuleusement transmises par des générations de pratiquants, mais qui intègre aussi le produit de pertinentes remises en question venues de l'observation du monde tel qu'il est aujourd'hui. Ce qui n'est certes pas facile à accepter par un pratiquant s'accrochant au seul traditionnel. Parce qu'il pense qu'en le faisant, il va trahir... C'est pourtant cette évolution là qui peut sauver l'art ancien du désintérêt et de l'oubli. Car innovation n'est pas reniement. Mieux : le procédé est même coutumier dans l'histoire des arts martiaux. Il suffit de relire (mais avec soin...) ce que l'on sait de la vie des maîtres d'antan...

     

    Si les arts martiaux, que nous aimons et voulons transmettre, veulent survivre, il faut que nous les laissions forts, engagés, crédibles sur le terrain, sans abandonner rien de leurs codes de compréhension, pour soi et pour l'autre, transmis du passé. Alors seulement ils garderont leur vocation d'origine. Et un vrai sens encore pour aujourd'hui et pour demain : une gestuelle de combat toujours réaliste (efficacité), certes, mais restant également imprégnée d'un code moral (contrôle) qui évite toute dérive. Afin que la simple préoccupation de l'efficacité ne finisse pas par faire un jour de l'apprentissage brut des techniques une... école de violence! Un résultat qui serait évidemment tout à fait à l'opposé de ce propose une "Voie" martiale (Do, Tao). Il faut donc rester vigilant sur le sens même, par exemple, de ces Kihon du Karaté moderne qui, sans accompagnement mental, risquent de devenir... un "formatage à l'agressivité". C'est pourquoi il faut absolument refuser tout amalgame : un sport de combat n'a rien à voir avec un art martial. Ou si peu : juste un contenant vidé de son contenu... quelques reflets bien ternes d'un réel trésor perdu... Il faudra bien qu'un jour cette confusion cesse !

     

    Il serait urgent de garder ses distances avec toutes ces sollicitations séduisantes venues du ludique, de l'esthétique, de l'artistique, du commercial... Que toutes ces directions, certes possibles dans un monde où toutes les formes d'expression peuvent coexister librement dans une tolérance mutuelle, ne finissent pas par occulter définitivement la principale raison d'être des arts authentiques de la Tradition : la préoccupation pour l'extérieur ET pour l'intérieur de soi...

    L'art martial ne traversera les prochaines décades sans se dénaturer, et achever de mourir, que s'il accepte de se donner la peine d'apporter les bonnes réponses aux bonnes questions qui lui sont posées aujourd'hui... Je ne doute pas qu'il possède toujours en soi de quoi l'en rendre capable. Encore faut-il entendre ce qu'il peut nous proposer. Vite...

     

    Vous laissant sur cette réflexion (1), et sur ce vaste champ d'investigation qui devrait interpeller tous les vrais "Budokas", et où tous les chantiers d'idées seraient bienvenus, je voulais vous souhaiter une excellente année 2011 !

    La meilleure possible, pour vous et vos proches. Dans votre vie quotidienne comme au Dojo : en vrai "Budoka", vous ne ferez d'ailleurs là aucune différence. Sans vous battre, mais en refusant toujours de subir.... Sans oublier de scanner les directions d'où peut toujours venir l'adversité. Tenez la position...Tengu-no-kamae ! (2) En prenant soin de vous et des vôtres. Comme de tous ceux qui pourraient avoir besoin de vous. Et que chaque nouveau jour de 2011 soit, dans tout ce que vous y ferez et dans tout ce que vous y serez, une victoire sur ce qu'était hier (3).....

    Roland Habersetzer - (St-Nabor, décembre 2010)

     

    (1) Cette réflexion a été le thème de la préface que me demandait Jacques Hébert, professeur à l'Ecole de travail social de l'Université du Québec à Montréal (Canada) pour un ouvrage collectif ("Arts martiaux, sports de combat et interventions psychosociales") qu'il fera paraître au cours de cette année 2011. J'ai pensé que je pouvais la partager également ici avec vous, à l'entrée de cette nouvelle année.

    (2) "Maintenir la position de combat dans la vie quotidienne et faire de votre posture de tous les jours une position de combat" (Miyamoto Musashi, Gorin no Sho, du chapitre 2 intitulé "L'eau").

    (3) Je reprends ici, du même Miyamoto Musashi, ce "Aujourd'hui, c'est la victoire sur ce que vous étiez hier" (même chapitre, ci-dessus).

     

    Source : http://www.tengu.fr/index13.html

     


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